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Le colombin est une ligne de terre. Elle pousse, se courbe, s’enroule. Peu à peu, elle devient racine, branche, chevelure, cordon.
Dans les Saules et Les Herbes folles, les lignes se cherchent, s’accrochent et se soutiennent. Elles construisent des refuges, des corps, des végétations impossibles.
Je pense aux arbres sous lesquels on se cache, aux herbes hautes de l’enfance, aux liens qui nous attachent les uns aux autres. À ce qui pousse malgré nous.
Une bousculade vers la lumière.
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